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PLF2018 : L'UNPI s'inquiète de la discrimination fiscale qui pèse sur l'investissement locatif

Publié le 11 octobre 2017

« Le projet de loi de finances pour 2018 renforce considérablement la discrimination fiscale qui touche l’immobilier. Le précédent quinquennat a été catastrophique pour les propriétaires et l’immobilier en général, ne les enfoncez pas ! »

C’est avec ces deux phrases introductives que l’Union nationale de la propriété immobilière débute son communiqué sous la forme de supplique à destination du Président de la république.

L’UNPI réagit aux articles 11 et 12 du PLF pour 2018 qui prévoient respectivement la mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital et la création d’un impôt sur la fortune immobilière (IFI) remplaçant l’ISF.

« En créant un impôt sur la fortune immobilière et en excluant les revenus fonciers de la flat tax (prélèvement forfaitaire unique), une discrimination fiscale pèse sur l’investissement locatif dont les bailleurs se détourneront » souligne l’UNPI.

Développant son propos l’organisme précise, « en effet, si d’un côté l’investissement locatif est taxé jusqu’à 100 % des revenus (IFI, IR, prélèvements sociaux, taxes foncières, charges incompressibles, etc.), et de l’autre une taxe sur les investissements mobiliers est plafonnée à 30 % (prélèvements sociaux compris), les investisseurs arbitreront leur patrimoine rapidement.

Ainsi, cette discrimination fiscale provoquera le détournement des nouveaux investisseurs et la contraction de l’offre locative privée par la destruction de logements disponibles sur le marché. Il y a sur le marché locatif privé chaque année 1,7 millions de logements mis à la location pour un stock de 6,5 millions de logements privés.

Si 20 % des biens sont retirés du marché en 2 ans, c’est plus de la moitié de l’offre locative privée qui disparait chaque année ! De plus, les zones tendues seraient d’autant plus touchées car l’offre locative y est déjà réduite. »

Pour conclure l’UNPI enjoint le Président, à libérer « les propriétaires des leurs contraintes réglementaires et fiscales, et vous aurez un véritable « choc d’offre » ! »